30Mai2017

[EDITO] Le projet de prélèvement à la source enterré ? Bonne ou mauvaise nouvelle ?

Actualités, Edito

Le nouveau ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin a déclaré que le prélèvement à la source « ne se fera pas » s’il se révèle être une « source de complexité pour les entreprises », s’inscrivant ainsi dans la ligne adoptée par le Président Macron. Aujourd’hui, de nombreuses voix se lèvent en sa défaveur. Gaëlle Arzur, associée-dirigeante de Socialea, met en exergue les lourdeurs d’un tel projet pour les chefs d’entreprise. 

 

Le prélèvement à la source est un projet qui a beaucoup fait parler de lui, à la fois pour la complexité de sa mise en place mais surtout pour les conséquences qu’il pourrait engendrer. 

Si le prélèvement à la source fonctionne bien dans certains pays, rappelons que la fiscalité française est une des plus complexes d’Europe. Par ailleurs, un tel projet ne nous dispensera pas de réaliser la déclaration annuelle d’impôts sur le revenu. Alors quel est l’avantage ?

Soulignons que le prélèvement à la source est généralement présenté comme une mesure de simplification de l’impôt pour les particuliers. En réalité, ce projet se traduit par une complication pour les chefs d’entreprise qui vont devoir s’improviser collecteurs d’impôts à la place des services fiscaux.

Que nous ayons créé ou repris une TPE ou une PME, notre désir initial est de pouvoir exercer l’activité qui nous passionne et qui nous anime. Actuellement, de part leur lourdeur, les démarches administratives représentent une part non négligeable de notre activité. C’est pourquoi nous préférerions, et de loin, voir naître un projet relatif à la simplification de ces dernières.

Si l’abandon de ce projet parait « plus que raisonnable » pour nous en tant qu’employeurs mais aussi pour nos salariés, quelles sont les conséquences pour l’Etat ? La réponse ? Un seul chiffre : 50 millions d’euros. C’est le montant que l’Etat a investi dans ce projet en développement de système informatique, en publicité ou encore en formation. Alors quel sera le choix du gouvernement ? Maintenir ce projet trop lourd pour nos entreprises ou l’abandonner ?

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